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Le constat est lourd…

Nos forêts ont brûlé                                                                

Les fleurs sont mortes faute de pluie bénéfique

Le bon grain et l’ivraie ont ensemble séché sur pied

Nos rivières sont devenues des ombres, leurs sources vives se sont taries

Les ponts qui les enjambent se sont questionnés sur leur rôle :

« Ressentirons-nous encore des pieds foulés nos sols pierreux ?

Sommes-nous juste appelés à faire jolis dans le décor de cette nature dévastée ?! »

Je suis un pont au-dessus d’un désert

Oui, je suis comme un pont abandonné, esseulé. Et je m’interroge :

à travers la sécheresse qui a envahi mon âme, à travers la lourdeur moite de mes pensées, qu’ai-je fait de mon espérance ?

Elle s’en est allée, tout comme l’eau a déserté son cours fertile. Et avec elle, s’est enfuie mon ardeur. La contemplation de l’œuvre fondatrice s’est épuisée en même temps que les températures grimpaient… histoire de vases communicants, dit-on. L’un baisse, l’autre s’élève.

La création nous alerte ! Dieu nous parle. Il est encore temps…

temps pour la tempérance

temps pour la mesure

temps pour la constance

temps pour la sagesse

temps pour le repentir

temps pour la promesse

temps pour un retour

temps pour un renouveau.

Où vais-je puiser les forces neuves pour revenir à un état de priante ?

« comme une terre altérée soupire après l’eau du ciel…

descends, ô pluie abondante

coule à flots dans mon cœur

ne laisse en moi rien d’aride

qui ne soit fertilisé.

Que les lieux secs reverdissent

et portent des fruits nouveaux…

viens, ô salutaire pluie

Esprit de grâce et de paix

Répands en moi une vie

qui ne tarisse jamais. »  [Texte de Edmond Louis Budry]

Voilà à quoi j’aspire.

Que Dieu me donne… nous donne…

la détermination à persévérer, à s’agripper à sa Grâce infinie

et ainsi bénéficier d’une nouvelle fraîcheur.

Marie Claude Vincent

« Du rocher, Dieu fit jaillir des sources, et couler des eaux comme des fleuves. » Ps 78.16